Vacances autour de la Grande-Terre

Septembre 2011

Nous avons profité de la venue de Carole, la mère de Jean, pour poser deux semaines de congés afin de lui faire connaître quelques spots immanquables de la Grande-Terre et de partir ensemble à la découverte de l’île Loyauté de Maré. C’était pour nous la toute première visite d’un proche dans notre petit paradis, Ô combien lointain, donc nous avions hâte et c’était un plaisir d’organiser un peu le programme du séjour.

Première escale à Thio sur la côte Est en s’arrêtant au passage faire un petit coucou à notre amie Angiolina sur son terrain à Boulouparis (on fera un autre post sur le we que nous avons passé au mois d’août à travailler sa terre).

Carole chez Angiolina Léa, Angiolina et Jean

Le camping de Thio, cadre parfait pour se détendre dans les hamacs, et se mettre à l’eau en quête des belles patates de corail et poissons. Carole en a pris plein la vue avec toutes ces couleurs.

Hamac 01 Hamac 02
Hamac 03 campement à Thio

Nous n’avons malheureusement pas eu la chance de voir le fameux dugong dont tout le monde parlait, qui s’était amusé un long moment avec les nageurs la veille. Et pourtant, ce n’était pas faute de l’avoir appelé en poussant des « meuh » désespérés (et désespérants) dans nos tubas… mais toujours pas l’ombre de la grrrrrrosse vache marine !

Carole a aussi appris à éplucher son premier coco selon la technique rodée de Jean.

Epluchage d'un coco par Carole Epluchage coco réussi

Puis nous avons repris la transversale vers Bourail et passé la nuit dans le camping de Poé, que nous n’avons pas beaucoup apprécié, notamment à cause du manque d’amabilité des propriétaires. Ce camping se trouve cependant le long d’une des plus belles plages de la côte Ouest.

Mini Léa Mini Carole à Poé

Coucher de soleil à Poé Happy face

Très petite maman Un soleil dans tes mains

Il est orné de banians immenses et majestueux, refuge d’innombrables oiseaux au chant bien particulier. Avec Jean, on s’est amusé à y grimper et à se faire des cheveux végétaux.

T'as d'beaux cheveux tu sais Moi grand singe blanc Léa perchée dans le banian

Nous avons fait le tour du petit sentier botanique à la roche percée, regardé un moment les rouleaux de vagues fracassants non loin du spot favori des surfeurs et vu de plus près le « bonhomme » ; c’est là où Carole a rencontré son premier serpent tricot-rayé, que j’ai un peu taquiné (le pauvre !)

Rouleau à la roche percée Tricot rayé

Le bonhomme de Bourail

Pour notre 2ème nuit à Bourail, nous avons été très gentiment accueillis au pied levé par Lise et Christophe, nos amis apiculteurs. On est reparti avec plein de bonnes choses à manger et aussi de nouvelles connaissances en matière de nature, plantes et abeilles.

Chez Lise et Christophe Christophe et Jean

Petite escale à Pindaï pour le repas du midi et à Koné afin de prendre nos billets d’avion pour Maré.

Pindaï Apero sur la plage de Pindaï

On a regagné ensuite la côte Est vers Hienghène, où nous avons passé la première nuit dans un très chouette bungalow sur pilotis ; nos corps endoloris et courbaturés ont apprécié retrouver un lit après ces quelques nuits passées en tente.

Gîte de hienghène Après une bonne nuit

En passant le bac,

Bac de Hienghène En route pour Tao

nous avons rejoint la cascade de Tao, où Carole et moi avons relevé le défi de goûter l’eau glacée. C’est fou le bien-être et la joie que cela procure ; un vrai retour en enfance !

Cascade de Tao Forêt humide de Tao Cairn de Tao
La classe C'est froid
Poussin !!! Pompon blanc
Hello Très très froid Ouh ! c'est froid mais c'est bon
Il en faut peu pour être ...

Nous avons aussi admiré de haut, la poule sculptée dans le calcaire noir.

Poule de Hienghène
pano_poule_hienghene

Au camping Babou Plongée de Hienghène, à bord de kayaks empruntés, nous avons longé un paisible bras de mer s’engouffrant entre la mangrove et les formations rocheuses immenses et abruptes, où seuls les oiseaux ont accès. Ces piailleurs ont fait leur repère dans les quelques arbres juchés sur la roche à pic et ils chantent à plein gosier leur bonheur de n’être point dérangés par l’homme. On a finalement passé quelques jours à Babou ; l’accueil était des plus chaleureux et les campeurs, discrets et calmes.

La coupe du bois Le feu
Le saucisson La plage de la tribu Koulnoué

C’est ici que j’ai offert à Jean pour ses 28 ans, un baptême de plongée en bouteille. Nous étions les deux seuls baptêmes du jour,  la chance ! Après la séance d’équipement suivi d’un bon briefing par le moniteur, nous sommes partis à pleine puissance sur les flots, direction le spot de plongée.

Briefing avant le baptême de plongée La fine équipe
En route vers l'inconnu

Jean s’est débrouillé comme un chef avec tous les exercices, comme si cette pratique lui était innée, un vrai poisson dans l’eau ! Moi, j’ai mis un peu plus de temps avant d’arriver à me tenir droite sans me retourner dans tous les sens, les fesses clouées dans le sable, les pattes en l’air, à gigoter comme une perdue… Puis on est parti en expédition bullée. C’était un plaisir d’évoluer dans l’eau, en gérant correctement la quantité d’air dans les poumons, afin de pouvoir monter ou descendre à loisir, avec grâce…
On a pu toucher des coraux mous et doux et voir de très près les jolis poissons. Le temps est passé trop vite ! Au retour, nous avons eu la chance inédite de croiser des dauphins s’amusant dans le sillage du bateau. Après quelques sauts à l’eau, on a enfin réussi à se trouver au bon endroit juste au moment où les 4 dauphins ont piqué du nez ensemble vers les profondeurs. Trop magique !!!

Le lendemain, accompagnés de Carole, on est parti en petit groupe sur l’îlot Hyega, avec Emilie comme guide pour la matinée, super sympa.

En route pour la rando palmée Arrivée sur l'îlot

On a passé une heure en randonnée palmée tout autour de l’îlot qui est classé réserve, pour la diversité des coraux essentiellement, mais aussi pour la végétation le recouvrant. Le sentier sous-marin offrait un beau spectacle, riche en couleur ; un pur régal pour les yeux ! On a même eu la chance de suivre de près deux petites tortues, de surprendre une jeune raie et de voir filer un petit requin pointe blanche, apparemment assez rare en ces lieux. Puis on a enchainé avec une balade le long d’un sentier botanique, avec la reconnaissance d’espèces telles que le pandanus, le bois rose, le tamanou, le faux-tabac…

Pandanus Bois rose Tamanou

Ces 3 jours à Hienghène peuvent être élus à l’unanimité « coup de cœur » du tour de la Grande-Terre !

Vue de lîlot Hyega Léa sur l'îlot Hyega

Dernière escale à Poindimié, avec la découverte d’un autre coin de paradis, dont la côté Est regorge. Sur des conseils d’amis, nous avons choisi le camping Mo Sa Sa, qui est avant tout une table d’hôte assez récente mais dont la réputation a très vite fait le tour. Accueillis par Cathy et Francis, dans une ambiance très sympathique et conviviale (le petit nombre de couverts y aidant), nous avons procédé au rituel du montage de la tente, avant d’aller se détendre en terrasse, impatients de goûter au merveilleux plat qui embaumait déjà tout le camping : une recette originale et locale du chef Francis : crevettes caramélisées entourées de lard et de petits légumes, du wahou (poisson) avec sa sauce curry accompagné d’une purée de patates douces et un dessert à base de bananes, mangues, glace vanille et croute de caramel.

Repas au MOSASA Francis et Cathy

Des gens souriants et charmants ! Francis nous a même fait une petite démonstration de tir à la sarbacane.

Le lendemain, après un lever de soleil magnifique, nous leur avons emprunté des kayaks pour aller sur l’îlot Tiébarama, en face du camping.

Lever de soleil 01 Lever de soleil 02
Lever de soleil 03 Lever de soleil 04

Une bonne demi-heure de rame dans une mer relativement calme avant d’atteindre le spot en question. Un temps superbe avec une lumière rehaussant les dégradés de bleu. Pas dégueu l’îlot !

îlot Tiébarama calé
Tadaaaa Moogli Belle la vie, non?

Garni de fin sable blanc, avec une végétation quelque peu semblable à l’îlot de Hienghène (c’était l’occasion de faire une révision botanique de ce que nous avions appris la veille).

Le peuple de lîlot La sieste
Les oiseaux sont présents Bernard également

Là encore, de très belles choses à voir sous l’eau. Une journée sport-détente-bronzette très réussie ! Avant de repartir, nous n’avons pas manqué d’aller caresser Bambi, le jeune cerf apprivoisé de Mo Sa Sa, câlin et mignon à souhait. Si ce doudou était relâché en forêt, il irait faire un bisou aux chasseurs…

Fais un bisou à Bambi Hé c'est ma copine !

Après un petit instant de repos sur Nouméa, on a fini notre tour avec le sud, qui présente un autre décor atypique et bien différent du nord-est : terre rouge érodée du maquis minier, végétation diverse mais rase…

On dirait le sud Le sud

On a fait un stop au trou d’eau du barrage de Yaté, pour une cession baignade et massage dans les chutes d’eau agréablement chaudes.

Trou d'eau barrage de Yaté 01 Le saut du guerrier

J’ai refait le saut du guerrier sans pouvoir retenir un cri de terreur ; c’est vrai que 6m de haut, c’est la mort !…^^ Voici l’exploit de la guerrière, en vidéo…

On passé la nuit chez notre pote Gégé ; une soirée purement géniale avec au repas des burgers maison, préparés par Jean, suivi d’un superbe concert privé qui a duré tard dans la nuit, avec Gégé au chant et à la gratte, accompagné de Carole au Ukulélé, qui nous ont ébloui et fait rire aux éclats !

Carole et Gégé en duo Carole à la guitare

C’était vraiment un très bon souvenir! Je m’en extasie à chaque fois que je revisionne la vidéo! Trop fan!^^

Le lendemain, nous sommes partis explorer le Parc Provincial de la Rivière Bleue, inclus dans une réserve naturelle de part ses richesses faunistiques et floristiques, uniques au monde.

Lac de Yaté La rivière bleue

A vélo, nous avons suivi une piste menant jusqu’à la forêt noyée, dont la vision surprend par ses nombreux troncs blanchis émergeant du lac de retenu de Yaté.

Sur la route Suivez le guide
Fini la pause Forêt noyée

Puis on s’est enfoncé progressivement dans l’ambiance sauvage, grandiose, fraîche et humide des forêts de chênes-gomme, de kaoris, de houps et d’araucarias. Nous sommes tombés subjugués devant le Grand Kaori, véritable seigneur dominant de la forêt,

Végétation du parc de la rivière bleue Léa et le grand Kaori

puis nous avons cherché la trace du cagou, oiseau emblématique et rare de la Nouvelle-Calédonie, dont la population a bien pérennisé sur le domaine de la rivière bleue grâce à un programme de repeuplement.

Voilà pour l’épisode Tour de Grande-Terre avec Carole… A suivre avec Maré.

Vous pourriez aussi aimer...