On the way to the West coast

Fin septembre – mi-octobre

Après le départ de Carole, nous revenons sur nos pas en repassant par Picton, Nelson, Motueka… En direction de la côte Ouest pour notre prochain wwoofing !

 

Mais en chemin… On fait un petit tour sur la péninsule de Monaco juste après Nelson.

 

 

 

Arrivés à Motueka, on s’aventure un peu côté plage, on recharge notre réserve de miel au marché et on jette un coup d’œil au festival médiéval donné par l’école Steiner de la ville.

 

 

 

 

 

Puis on pousse un peu plus loin jusqu’à Kaiteriteri pour une jolie petite balade en bord de mer. On y retrouve le sable à l’étonnante couleur orangée, caractéristique d’Abel Tasman National Park.

 

 

 

 

Enfin, sans trop tarder, on se dirige vers la West Coast. Une pluviosité record, un accès par terre ou mer difficile, d’étroites plaines arables coincées entre les abrupts contreforts des Alpes et la redoutable mer de Tasman… Nous nous rendons dans un petit village perdu entre une chaîne de montagne et la mer en furie ; Barrytown. Quelques habitants isolés sur leur immense terrain, un pub, pas de commerce… C’est là où nous attendent John et Isabel, qui ont fait appel à Jean pour la création de leur site internet. Leur business, c’est les balades à cheval en longeant les pâturages depuis leur domaine jusqu’à la plage. L’endroit possède un charme indéniable, entouré de falaises couvertes de forêts de type subtropical et de plages de sable étincelant sous le soleil.

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John a agencé son terrain de façon admirable, avec une partie « ferme » où maman cochons et ses bébés pataugent avec bruit et bonheur dans leur enclos boueux.

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Il y a aussi un ensemble de petits bassins, ingénieusement disposés pour la circulation de l’eau, où chacun a sa place ; les canards protégeant leurs canetons nouveau-nés (1ère fois que nous goûtons des œufs de cane), des tortues de Floride qui dépiautent les carcasses de viande et ne peuvent donc cohabiter avec les poissons se trouvant dans les autres bassins.

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Sans oublier les chiens qui font partie de la famille, mais qui doivent apprendre à bien se tenir ; ce à quoi Isabel veille férocement, pendant que John lui, est disons plus laxiste quant à leur éducation 😉

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Côté jardin, c’était un peu pauvre en production en ce début de printemps, mais il parait qu’il y a de quoi nourrir du monde en été, entre les serres, les arbres fruitiers, les petits potagers surélevés qui pullulent sous toute forme dans le jardin. Comme vous pouvez le voir, d’un bout à l’autre du terrain en passant par la maison, tout est fait avec des matériaux de récup achetés d’occasion ou directement sortis de la casse ; le bois, les vitres, les pneus, les vieux engins… tout peut servir !

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Et les pierres ont directement été prises sur le terrain (on a d’ailleurs participé au travail de dépierrage, et ça n’est pas une mince affaire!…)

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Le résultat est plutôt épatant non ?! Ils sont décidément bien nombreux ces kiwis créatifs, jamais à court d’idées pour recycler du vieux matos et « making do »… L’autre originalité de la maison, ce sont évidemment les vieux bus intégrés à l’habitat pour un futur backpacker.

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Si on trouve l’idée excellente ; racheter des vieux bus et les réaménager pour une accommodation très spéciale ; on pense qu’ils ont encore beaucoup de travail à faire pour rendre le logement propre et habitable, parce que la crasse et la poussière imprégnant chaque recoin ; c’est ce qui nous a un peu choqué au début, puis on a fini par plus ou moins s’habituer… Bref, même si on n’a pas ressenti le même élan naturel de sympathie qu’avec nos autres hôtes en wwoofing, on était quand même heureux de rencontrer ce couple atypique, intéressant, plein d’idées et surtout en parfaite harmonie avec leur choix de vie dans cet environnement purement remarquable… On a également beaucoup apprécié la compagnie et la gentillesse d’Annelise, la mère d’Isabel, venue d’Allemagne pour rendre visite à sa fille et connaître son nouveau lieu de vie.

Par temps de pluie (assez souvent), mis à part la création du site internet qui a pris plusieurs journées à Jean (pour les curieux : www.horsetrekatthebuses.co.nz) , il n’y avait pas grand-chose à faire ; à part un peu de dépoussiérage, nettoyage de la mare aux tortues (c’est là où j’ai découvert enfouis sous la vase les carcasses et os d’animaux… qui ont ensuite été donnés aux cochons… Et oui, tout se recycle !), et autres activités plus enthousiasmantes, telles que couper du bois, tailler les roseaux, désherber, refournir les lits plantés en terreau, et planter concombre, maïs, haricots et pois…

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Et le best du best que l’on garde pour la fin, c’était bien les chevaux avec qui le courant est définitivement bien passé. Calmes, réceptifs, avec chacun leur petit caractère… C’était un bonheur de s’occuper d’eux, de les monter (3 sorties en l’espace de 8 jours !) et d’apprendre à les connaître.

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Avec un peu de challenge quand même, car le chemin du trek est semé d’embûches entre les traversées de cours d’eau, les passages boueux (avec les fortes pluies du printemps) et les vagues plus ou moins grosses, que certains chevaux redoutent un peu et cherchent à éviter. Mais maîtresse Isabel insiste pour qu’ils ne fassent aucun détour sur le parcours prévu, donc le truc, c’est d’y aller, de trouver la bonne attitude, le bon état d’esprit, les bons mots, douceur mais fermeté, pour qu’ils surpassent leur stress et suivent le reste de la troupe. Ça m’a fait bien plaisir d’entendre de la part d’Isabel que j’avais la parfaite zen attitude avec eux.

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La découverte amusante, c’était de voir les chevaux boire l’eau de mer. Apparemment celle-ci contient des minéraux dont ils ont besoin, tout simplement ! Cette expérience reste inoubliable ! D’autant plus que les paysages dans ce coin-là sont époustouflants.

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Même si les plages semblent plutôt désertes, il y a toujours quelques sociétés qui exploitent l’or que l’on peut trouver sous forme de paillettes dans le sable… J’imagine que ça ne doit pas être facile de trier les paillettes d’or des grains de sables.

Avec Isabel, nous sommes allés jusqu’à Punakaiki pour voir les célèbres Pancakes rocks, l’attraction incontournable, à découvrir à marée haute pour voir les vagues s’engouffrer dans les cavernes et les gerbes d’écume rejaillir des trous souffleurs. Sensas !

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Cette succession régulière de strates de calcaires s’expliquerait par les dépôts successifs de matières organiques riches en calcaire provenant de créatures marines et de minces couches de boue et d’argile, le tout fortement compressé par le poids cumulé de cet entassement qui a débuté il y a 30 millions d’années. La ressemblance avec une superposition de pancakes, semble quand même un peu dure à avaler non ?

Une autre super activité que l’on a fait sur place, était de graver nos propres colliers de jade.

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En effet, cette côte farouche et peu propice à la présence humaine, renferme des trésors… Bien avant la découverte de l’or par les Européens, les Maoris vénèrent ses rivières qui fournissent, en quantité infime et au prix de voyage périlleux à travers les Alpes, le dur et très précieux pounamu (jade ou greenstone). Hamish, un très sympathique kiwi passionné par travail du jade, la chasse, et le farniente… (Bosser oui, mais surtout pas trop !) possède une impressionnante collection de pierres, dont il est allé chercher la plupart dans des coins secrets au cœur des montagnes, non accessibles autrement que par hélico. Il nous a aidé avec patience et soin, à confectionner d’après un dessin de Jean, ces deux demi cœurs n’en formant qu’un (oh que c’est meugnon !), taillés et polis avec des outils en diamant.

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On était très concentré pendant ces 4/5 heures de travail, on ne voulait pas se louper. Quelle satisfaction de repartir avec d’aussi belles pièces!

On remercie vivement John et Isabel pour ces moments uniques partagés dans leur univers exceptionnel.

Dernière étape de la West Coast, nous sommes remontés sur Westport, car les propriétaires d’un backpacker avait entendu parler (vive le bouche à oreille !) des talents de Jean et ils ont sollicité son aide pour rafraichir un peu leur site internet avant de tout vendre. C’est donc dans le backpacker eco-lodge Beaconstone, que l’on a fait la rencontre très marquante de Grae et Nancy, deux êtres emplis d’amour, de chaleur, de douceur, de générosité, de spiritualité, de joie et de simplicité. Ils nous ont accueillis comme des rois dans leur maison écologique grand confort (poutres et bois non traités, isolant naturel à base de bourre de coco et de laine, énergie solaire, toilettes sèches, récupération d’eau de pluie…), décorée avec goût de leur souvenirs de voyage.

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On a passé de bonnes soirées tirages de cartes, films, thé et popcorn  en leur compagnie, avec Isabelle (une autre !), wwoofeuse allemande avec qui l’on a instantanément sympathisé.

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Grae et Nancy nous ont accompagnés sur les deux sentiers de randonnées partant de leur maison, qu’ils ont eux-mêmes conçus et entretenus ; c’était très ressourçant de traverser la forêt gorgée d’eau et peuplée d’arbres magiques, parcourue de ruisseaux, que l’on enjambait en équilibre sur des planches de bois, pour se rendre jusqu’à la rivière de couleur brun-rouge.

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On en a aussi profité pour aller à Cape Foulwind (Cap du vent furieux), voir les colonies d’otaries à fourrure que l’on peut observer dans leur milieu naturel.

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Les petits naissent entre fin novembre et début décembre. Pendant environ un mois, les mères restent sur les rochers avec eux avant de les forcer à l’émancipation en les rejetant. Puis nous avons poursuivi la marche panoramique jusqu’au phare, par temps ensoleillé. Si si, ça arrive !

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Même si la plupart du temps, west coast = wet coat (côte ouest = manteau mouillé). D’ailleurs les couchers de soleil, vus de Beaconstone, sont affolants !

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Ces 4 jours sont passés très vite et on est repartis avec un sourire béat bien accroché sur nos lèvres et dans nos cœurs, tout emplis de reconnaissance pour ces rencontres inspirantes, (d)étonnantes et déteignantes…

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