Les 30 ans de Jean

Etape important dans une vie que le passage à la trentaine !

Les bonnes circonstances ont fait qu’on a pu fêter ça en petit groupe d’amis sur Napier, c’était un heureux hasard que « tout le monde » se retrouve au même endroit au même moment.

Petite visite éclair de Napier dans la journée, qui est une ville tout à fait charmante. Pour la petite histoire, suite au tremblement de terre le plus destructif et meurtrier de la Nouvelle-Zélande en 1931, la quasi-totalité de la ville est détruite. Mais cet évènement terrible est l’opportunité d’un nouveau départ. Sa reconstruction suit des règles antisismiques révolutionnaires pour l’époque et les architectes adoptent le style Art déco pour lui redonner un nouveau visage.

Napier 01 


On se balade donc en admirant le style atypique et original des bâtiments qui ont conservé les enseignes peintes de l’époque.

 

Après quelques verres de vin au super backpackers de Natasha, on se fait un petit resto turc bien sympathique ! Ça nous a fait bien chaud au cœur de revoir tous ces bons amis, Natasha, Elodie, Hannes et Ruth !

 

 

Merci encore pour votre présence, votre amitié, le bon pain de Natasha, et la précieuse huile de chanvre bio qu’on déguste pour faire durer !

Et le lendemain, 18 septembre, le Grand Jour, on décolle très  tôt le matin (pas de grasse mat’ pour le trentenaire !) pour la 2ème surprise de Jean ; une journée sur la réserve d’oiseaux Kapiti Island. Un timing très serré pour parcourir les 330 bornes et arriver à l’heure pour le départ du bateau, mais on y est arrivé (non sans stress !) et après c’était que du bonheur à passer sur cette terre presque vierge, hors du temps et du commun !

 

Une chance inouïe d’avoir eu du soleil après les quelques jours de tempête, sans quoi la sortie aurait été annulée.

 

Après le départ des baleiniers et la mort d’un chef Maori en 1846, l’île se dépeuple, il ne reste que quelques familles de fermiers et le gouvernement décide de créer un sanctuaire pour la faune et la flore. L’île retourne peu à peu à son état originel, et en 1980 elle est complètement débarrassée des nuisibles (rats, possums, sangliers, cerfs) qui ravagent la faune et la flore partout ailleurs.

 

 

 

Dans la foulée, une réserve marine est créée pour protéger l’écosystème très riche.  Il faut donc un permis du DOC (Departement Of Conservation) pour aborder l’île et observer kakas (perroquets du bush), wood pigeons, wekas, tuis, fantails et bien d’autres oiseaux, tous très particuliers.

 

 

 

 

 

Et bien sûr le little spotted kiwi, qui a été introduit pour sauvegarder l’espèce en voie d’extinction dans l’île du nord. Une réussite ! Mais leur observation se fait plutôt de nuit !

Notre guide maori n’a pas manqué de belles histoires à raconter, autant sur les oiseaux que sur sa propre famille, sa vie en quasi auto-suffisance sur l’île…

 

 

Et les wekas sont venus voir s’il n’y avait pas des trucs à grapiller pendant le super lunch en self-service pris avec les habitants de l’île.

 

 

Une journée assez mémorable où on a eu la chance de pouvoir observer à pas feutrés une belle variété d’oiseaux et de se balader entre marais, plages et collines.

 

 

 

Mais la journée ne se termine pas là !

La dernière grande surprise de Jean se trouve à Wellington. Elle a fait un long voyage depuis la métropole, et depuis l’aéroport  jusqu’à un café bien branché du centre-ville ! Et elle nous attend, le sourire aux lèvres, malicieuse, entourée de ses bagages, caméra en mains ! C’est bien de maman Carole que l’on parle ! Venue spécialement pour célébrer les 30 ans du fiston chéri.

« Alors Jean, quelles sont tes impressions ?! » L’émotion est bien visible, même si on ne voit pas bien ses yeux brillants de larmes sur les photos.

 

Jean :

 » Ce fût une incroyable surprise, mes premiers mots furent « comment est-ce possible ?». J’ai bien mis quelque secondes avant de réaliser que maman était bien là, devant moi en chair, en os et en larmes, tout comme moi. Avec l’éloignement ces dernières années je m’étais habitué à passer mes anniversaires sans la famille et je pensais que ça serait pareil pour celui-ci. Quelle grosse erreur ce fût de m’enfermer dans cette pensée et merci à Léa d’avoir senti ce besoin en moi d’avoir ne serait-ce qu’une personne de ma famille pour mes 30 ans. Merci maman d’avoir fait ce voyage un peu fou à l’autre bout du monde pour moi, ce fût mon plus beau cadeau que je n’oublierai pas de sitôt. Une grosse pensée aussi à tous ceux qui aurait souhaité être présent également. »

Un bon resto pour fêter la surprise et les retrouvailles, avec de l’agneau et du bœuf servi sur pierre volcanique chauffante, que chacun peut cuire à sa guise. Un régal bien local !

 

 

Puis une bonne nuit de repos dans le tout 1er backpacker néo-Z de Carole, avant de prendre le ferry direction île du sud pour une semaine d’aventure à 3 !

Le beau temps n’était pas vraiment de la partie, mais Jean a pu prendre de belles photos lors de sa 2ème retraversée du ferry (après le départ de Carole). Voici un aperçu de la vue depuis le ferry !

 

 

1ère étape : Picton :

Dans un backpacker très original dont le thème est influencé par le cimetière voisin ; Tombstone (Pierre tombale).
Si la porte d’entrée en forme de cercueil a un côté macabre, l’accueil et le reste de l’établissement sont très chaleureux et invitent au repos, comme l’indique le slogan de la maison «  rest in peace » 😉

 

 

Au programme détente de notre séjour : jacuzzi, séance massage réflexologie plantaire, musique et farniente dans la chambre.

 

 

 

On a aussi profité d’un rayon de soleil pour faire un tour du village et entamer une ballade, mais l’orage nous a vite rattrapé et plutôt bien trempé.

 

 

 

 

Par chance, le jacuzzi était toujours chaud et dispo !

Notre séjour aurait pu s’étendre encore tant on se sentait bien à côté des morts, mais il était temps de reprendre la route vers Nelson.

Nelson et ses environs comptent parmi les coins les plus ensoleillées de Nouvelle-Zélande (mais visiblement pas lorsqu’on y était, au printemps !) où s’épanouissent multiples vergers et vignobles, c’est aussi le premier port exportateur de produits de la mer du pays. La ville est appréciée pour sa lumière, sa baie majestueuse à l’horizon bordé de montagnes, son centre-ville respirant la douceur de vivre, stimulé par le dynamisme de son artisanat.

 

 

 

On a fait le tour de quelques galeries d’art et de poterie, flâné dans South Street, la plus ancienne rue de Nouvelle-Zélande maintenue dans son état d’origine. Ses petits cottages de bois des années 1860 lui donnent un charme typiquement british.

 

 

Nous n’avons pas manqué le célèbre marché de Nelson, tous les samedis, mais la météo était tellement mauvaise que la plupart des habituels artisans ne se sont pas déplacés pour exposer leurs œuvres. Un peu tristounet comparé à ce qu’on a pu voir le samedi suivant lorsqu’on y est retourné avec Jean.

Après avoir traversé le pont de Matai River, nous sommes monté jusqu’au « Centre of New Zealand », où une borne géodésique symbolise le centre géographique du pays ; la vue sur la ville et sa baie est éblouissante.

 

 

  

 

 

 

 

Et pour finir notre visite des environs, petit tour dans Queens garden.

  

 

 

 

 

Notre choix backpackers pour ses deux jours : Almond House.

 

 

 

Un traditionnel fish & chips avec du poisson frais et de bonnes grosses frites bien chaudes, ça se mérite ! Les mouettes criardes et belliqueuses n’ont qu’à aller piailler ailleurs !
 

 

Juste en face, il y a Rabbit Island, une presqu’île de sable fin, plantée de pins et aujourd’hui protégée. Il y avait de quoi s’amuser un peu avec le bois trouvé sur la plage.

  

 

 

 

 

Dernière étape de notre séjour avec Carole : l’Abel Tasman Regional Park !

Après une nuit dans un backpackers en pleine nature, aussi charmant que désertique, on est prêt pour la grande journée de marche.

 

 

 

Abel Tasman est peut-être le plus petit parc de la région mais les images de ses plages de sable couleur orangé et lagunes aux eaux turquoise ont fait le tour du monde. Dommage que le soleil n’ait pas vraiment refait surface lorsque le water taxi, après un petit détour pour voir une colonie de jeunes otaries, nous a déposés sur une partie du sentier côtier de randonnée.

 

 

 

 

 

Malgré la grisaille, on en a pris plein la vue !

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

On y retournera probablement avant la fin de l’été pour faire les 3-4 jours de marche.

Et voilà ! C’est la fin du voyage pour Carole… une courte semaine, mais riche d’émotion… Une sacrément belle surprise de quasi dernière minute, que cette maman aventurière capable de sauter dans un avion direction le bout du monde, se dépatouiller avec l’anglais pour se rendre au point de rdv et marquer le coup des 30ans du fiston, qui n’avait aucune idée de ce qui se tramait dans son dos ! Fantastique non ? Maman Carole aura eu un petit aperçu de notre tranche de vie en Nouvelle-Zélande, avec de nouvelles idées qui en ont peut-être germées… Et nous, trop heureux d’avoir eu un bon moment à partager autrement qu’entre 4 yeux, d’avoir servis de cobayes pour les massages magiques, et d’avoir à cette occasion, changé notre vadrouillage solitaire en campervan contre le confort des backpackers grouillant de gens intéressants! Pour tout cela, merci Carole! See you somewhere in Asia next time! And happy birthday Jean!

Vous pourriez aussi aimer...