C’est la foire

Bonjour à tous,

Voici donc le premier article de nos récentes aventures.

Après une longue période d’installation puis « apéro boulot dodo », nous nous remettons enfin à partir régulièrement en week-end. Vivre à Nouméa ça va un moment (pour le travail), mais ça reste une « grande » ville avec tous ses travers; circulation abondante, bruit, pollution etc… C’est pourquoi il est vital de partir se ressourcer en brousse de temps en temps.


réveuse plaine de Bourail

 

Ces derniers mois, nous avons participé à pas mal de foires, à commencer par celle de Bourail; une grande organisation festive autour de l’élevage et de l’agriculture qui a lieu une fois par an depuis déjà 33 ans. Genre le Far West des caldoches, trop folklo!

hey cowboy

Au programme, démonstration de tonte de mouton, découpage de bûches, entraînement de chien de berger, des stands variés de plantes, légumes et fruits locaux, de la bonne bouffe, du rodéo (avec taureaux et chevaux), des concours de moto-cross et quad… tout un beau programme!

tonte de mouton bel étalage de fruits

rodéo à cheval

On a découvert pendant cette journée, la fabrication traditionnelle du sorbet coco. On a pas trop suivi le fonctionnement mais on peut vous dire que c’est très bon…

préparation du sorbet coco traditionnel

Nous avons passé un moment agréable sous le soleil avec Stéphane, Emilie et Thibaut. Nous sommes partis après un copieux repas accompagné d’un joyeux groupe de musiciens basques.

musiciens Basque
On a installé notre campement dans un endroit habituellement paisible, à la plage de la roche percée, mais pas de chance cette fois-ci, car il y avait un concours de surf le lendemain et on a dû subir une partie de la nuit une bande de jeunes déchainés écoutant du mauvais Raga à fond dans leur pick-up…. Pitiééééé!!! Pas de ça en brousse! Avant de repartir le lendemain, nous avons encore un peu profité du soleil et des plages de la roche percée et de Poé.

le bonhomme de Bourail plage de Bourail

Deuxième acte, la foire de Thio, sur la côte Est cette fois-ci. Une ambiance très différente de Bourail, plus mélanésienne, avec moins de monde et notamment de « zoreilles » (nom donné aux métropolitains, pour ceux qui ne le savent pas déjà). Comme dans tous les rassemblements sur le caillou on retrouve beaucoup de stands de nourriture. Manger local c’est aussi découvrir la culture, et nous sommes plutôt bon public!
Avec Julie et Julien, nous avons passé la nuit dans un camping, petit pique-nique autour du feu avec quelques brochettes de chamallows et du bon vin, c’est le minimum pour passer une très bonne soirée. Au lever du jour, nous sommes allés nager le long des patates de corail, c’était superbe, mais pas de dugong (vache marine) en vue, hélas, on nous avait pourtant dit qu’il y en avait un dans les parages!

vue des hauteur de Thio coucher de soleil sur le camping de Thio

Le week-end suivant, c’était la fête du café à Sarraméa et du jardin à Farino. Là encore un décor complètement différent, du vert à perte de vue, arbres immenses, fougères, sources, rivières, le chant fluté des perruches, celui plus grave du notou (gros pigeon endémique de la NC) … toute la féérie des forêts tropicales!

rivière de saraméa chute de sarraméa

On est parti une fois de plus avec Stéphane et Emilie, nos principaux compagnons de roadtrip. Nous avons déjeuné chez « Mamie », une table de d’hôtes très réputée pour sa savoureuse et copieuse cuisine locale, dans un cadre de verdure et d’eau assez grandiose.

entrée du restaurant chez mamy restaurant chez mamy

Puis nous avons rejoint un camping que l’on classera 3 étoiles, très bien entretenu, avec de belles petites baraques en bois pour cuisine et salle de bain, et même un sauna et un jacuzzi!

camping sarraméa repos près du sauna

Un sentier dans les bois nous a mené jusqu’à une petite cascade, où il était possible de se baigner (en aval du point d’approvisionnement en eau).

Banzzaaii grande fougère

Quel plaisir de faire les fous dans un bac d’eau de source glacée et de se faire masser le dos par la puissance des chutes!

L'eau était froide
Le lendemain, à bord d’un minibus assez rustique, nous avons suivi la route des plantations de café et visité une ancienne usine. Une balade fort enrichissante, guidée par un pompier, qui, ayant passé son enfance dans les plantations, savait tout sur le café, de la cueillette des fruits à la torréfaction des grains. On est reparti moins bête! Ce fut un week-end très réussi!

Minibus à la découverte du café poigné de café

Voilà qui clôture cet article, on vous laisse profiter des photos et à bientôt.

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