Bio attitude

Fidèles aux valeurs familiales et désireux de consommer des produits frais, locaux, sans pesticides ni engrais de synthèse, nous nous rendons tous les 3ème dimanche du mois au marché bio de Nouméa. Situé dans les hauteurs de la ville, dans un magnifique parc forestier et zoologique, ce marché est avant tout un lieu de convivialité, d’échanges de savoir, de rencontres entre les gens de la ville et les exposants venus de la brousse.

Entrée du parc forestier marché bio de Nouméa

 

On y trouve bien sûr des fruits et légumes, mais en quantité et variété pas très conséquente ; il y a encore trop peu de producteurs engagés dans cette voie, qui néanmoins se développe, encouragée par la demande ! On y trouve aussi des plantes ornementales et aromatiques, des épices, de la vanille, du thé, des confitures, du miel, des huiles essentielles et savons et même quelques œuvres d’art…

Marché bio sous les flamboyants Léon

En tant qu’habitués, nous nous sommes fait quelques amis parmi les exposants, comme ce couple d’apiculteurs passionnés qui confectionne avec soin le meilleur miel que l’on ait gouté jusqu’ici, en provenance de différents milieux tels que la mangrove, la forêt de niaouli…

stand des apiculteurs Apiculteurs de Néméara

mais ils proposent aussi de succulents pains d’épices, du pollen frais, des sucettes au miel… un de ces jours, nous irons probablement faire un tour chez eux à Bourail, pour découvrir l’art de l’apiculture. Qui sait ? J’arriverai peut-être à dépasser ma peur des abeilles…

Au stand des plantes aromatiques, se tient une petite bonne femme souriante et enjouée, Angiolina, en compagnie de son plus jeune fils.

Angiolina et Florent

Prof d’histoire-géo retraitée, elle s’est installée en Nouvelle-Calédonie il y 5 ans et possède depuis peu un terrain de 3 hectares sur Boulouparis, qu’elle prépare à la culture bio avec beaucoup de patience et d’énergie. Nous avons passé un we avec elle, pour lui donner un coup de main, et nous rendre compte des difficultés de ce projet (le climat très sec de Boulouparis, la terre argileuse, peu d’ombre, trop de soleil…) mais Angiolina ne manque pas de motivation et d’ambitions ; on ne peut qu’encourager sa démarche et nous rendre disponibles de temps à autre pour l’aider.

Non présent ce jour là sur le marché, il y a aussi Sylvain, un bon copain à nous, qui propose des graines germées et des boissons à l’Aloe vera. Et il y a sa tante, Dom, que l’on aime beaucoup également. D’ailleurs, Dom possède un bout de terre au col de la Pirogue (juste au dessus de Nouméa) où elle se rend quasiment tous les jours, pour s’occuper de son grand poulailler.

Poule Marron Jeune coq

C’est avec grand plaisir que l’on propose notre aide, de temps en temps. Cela nous permet de sortir un peu de la ville, de prendre l’air et de s’activer pour une bonne cause ; une cinquantaine de poupoulettes cohabitant avec quelques canards! Cet endroit est une véritable caverne d’Ali Baba pour la basse-cour : des arbres fruitiers, leur servant de garde-manger et d’abris en cas d’attaque, des cocos vertes ouvertes en deux par les bras forts de Jean, qu’elles adorent picorer (les cocos, pas Jean !^^) ;

Opération coco vert Les poules picorent le coco

des cabanes et du foin, qu’elles utilisent à leur guise pour faire leur nid à l’endroit souhaité (parfois très bien caché !^^) ; du varech que l’on ramasse sur la plage, qu’elle adorent gratter pour y becqueter les insectes et petites crevettes dont elles sont très friandes ; des bouts de tôle laissés en vrac pendant des lustres et que l’on déplace de temps en temps, en découvrant une terre fraiche grouillant d’insectes et de vers de terre… mhhhhhhhh, c’est jour de fête pour les gloutonnes ! Il en faut peu pour qu’elles se mettent à danser le french cancan ! Nous avons appris pas mal de choses sur la vie des poules, leur comportement avec leur congénères, ainsi que vis-à-vis des œufs et des poussins.

Poussin 01 poussin 02

En fin de compte, elles ont beaucoup de points en communs avec les humains. Nous avons aussi appris comment soigner les malades ou les blessées, croquées par les chiens du voisinage. Plus un peu de jardinage, me voici à l’œuvre en train de planter du curcuma, puis à couper de grandes herbes, qui serviront à confectionner les nids.

léa plante du curcuma Léa coupe la paille

Et nous repartons avec une boite d’œufs frais, que ces dames ont bien voulu nous laisser (quoiqu’on ne leur a pas vraiment demandé la permission^^). On peut admirer les jaunes de couleur différente selon les pondeuses, avant d’en apprécier toute la saveur, une fois cuits sur le plat. Miam ! Quoi de plus sain ?!

A l’IRD, nous avons recroisé quelques têtes connues, à l’occasion de la semaine de L’Europe où le marché de Biocaledonia était invité. Voici quelques stands de légumes et fruits de saisons, Polo le crabe de Maré, un gentil monsieur se proposant de couper des cocos pour les gourmands, de magnifiques demoiselles perchées sur leurs échasses, des danseuses de flamenco… Il y avait de l’animation !

Bio Calédonia Polo le crabe

Buvons l'eau de coco vert Echassiers déguisés Flamenco

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